Les femmes et la bière…

Les femmes brasseuses... un peu d'histoire

La Philmore - Bière artisanale bio et pur malt

L‘apparition de la bière est liée à celle de la culture des céréales, vers 9 000 ans avant notre ère. La fabrication de la bière a toujours été une affaire de femme puisque ce sont elles qui fabriquaient le pain et cuisinaient les céréales.

On imagine qu’un jour en Mésopotamie  le brouet de grain d’orge entreposé à l’humidité de la nuit soit devenu une soupe fermentée. Le lendemain les hommes apprécièrent le breuvage et le baptisèrent « Sikaru ». Les femmes  ont peu à peu fabriqué la bière dans le même espace, avec les mêmes fours que le pain avant de la mettre en garde en cave. La bière s’est longtemps appelée « le pain liquide ».

Antiquité

Dans l’Antiquité, les femmes occupaient une place toute particulière. Le brassage était une activité purement domestique qui leur était réservée.

Rappelons-nous nos ancêtres les Gaulois dont les femmes jouaient un rôle prépondérant dans la fabrication de la bière – et de ses variantes.  La  fabrication était presque toujours confiée à une femme, dont le rôle « reproducteur » s’appliquait pleinement à la bière, matière solide transformée en matière liquide sous l’action mystérieuse des levures.

Moyen-âge

A partir du Moyen Âge, on fait du brassage un métier, avec des corporations pour organiser la production. Cela devient l’affaire des hommes, avec des ouvriers brasseurs dans les grandes villes comme Lyon, Toulouse ou Paris, soumis à des hiérarchies et des règlementations.

La présence masculine se renforce au cours des  XVIIIe et XIXe siècles,  apparaissent alors dans les grandes métropoles les premières entreprises de brasserie, tenues essentiellement par des hommes. Cette période semble marquée la fin de la mainmise des femmes sur le brassage de la bière même si en 1914, elles représentent encore 20% de cette profession réputée pénible.

XIXè siècle

Les femmes ont alors un autre rapport à la bière, elles sont serveuses ou font de la pub pour vanter les mérites de cette boisson pas comme les autres.

Depuis quelques années...

Fort heureusement, depuis quelques années sous l’impulsion de passionnés soucieux de proposer une alternative aux bières industrielles et standardisées les brasseries artisanales se sont considérablement développées. Avec elles les femmes ont retrouvé  le chemin de la brasserie. On compte aujourd’hui quelques 700 brasseries artisanales en France. Les femmes ont largement contribué à cet essor, un tiers des brasseries artisanales est tenu par des femmes. Si elles ont été pendant un temps écartées de la fabrication elles semblent bien décidées aujourd’hui à reprendre toute leur place dans cette filière et à renouer avec leur savoir-faire ancestral.

La Philmore - Bière artisanale bio et pur malt

Mais elles ne se contentent pas de la fabriquer

Pendant des millénaires, la bière était la boisson nourrissante, pleine de vitamines et de bienfaits, qui faisait partie de la base de l’alimentation. En Egypte, l’une des premières grandes nations brassicoles, la bière était une boisson divine reconnue pour ses bienfaits corporels. Cléopâtre prenait des bains de bière pour conserver la peau douce. Au Moyen-Age, la bière était la boisson la plus consommée dans les familles, puisque l’eau restait tributaire d’une hygiène publique douteuse, et donc de germes de maladies, surtout en ville.

Chaque culture l’aromatisait plus ou moins avec des épices, des plantes aromatiques ou du miel. On recommandait même aux nourrices d’en boire puisque cela favorisait la production de lait. Il y avait des bières de nourrice vendues dans les pharmacies jusque dans les années 50 ! Elles étaient très peu alcoolisées.

Puis les grands groupes industriels ont véhiculé via leur positionnement marketing des stéréotypes et l’idée que la bière était une boisson pour les hommes avec tous les clichés que l’on connaît tout en proposant  des produits « dérivés » spécialement conçus pour des femmes. Jusqu’à récemment, dans l’inconscient collectif, la bière était une « boisson de mâles ». Consommée entre potes au pub du coin ou sirotée à la bouteille devant un match de foot, la bière a alors été une boisson excluante pour les femmes. Persuadées de « ne pas aimer ça »,  elles se rabattaient alors sur des boissons moins connotées.

Les brasseries artisanales se sont affranchies

des carcans et des stéréotypes, elles séduisent une nouvelle clientèle. De nos jours, les femmes redécouvrent cette boisson ancestrale. La bière devient même un produit tendance pour les femmes, connaisseuses ou désireuses d’initier leur palais. Dans l’univers des brasseries artisanales, il n’y a pas de segmentation du marché contrairement à la bière industrielle. Les femmes sont aujourd’hui de plus en plus nombreuses à se rassembler pour s’initier à la bière artisanale, découvrir une nouvelle cuvée ou participer à une soirée accords mets/bières. C’est le cas des « Buveuses de bière à talons aiguilles » club créé à Paris en 2009 pour faire un pied de nez aux vieux stéréotypes qui voient en la bière une boisson d’homme.

On constate un véritable engouement autour de la bière artisanale et d’anciens styles de bière. Les femmes  découvrent qu’il existe une autre manière de parler de la bière, et surtout de la déguster. Déceler des notes de vin, une saveur de pain ou de torréfaction… Une richesse gustative que les femmes ne s’attendaient pas à trouver dans un verre de bière, elles découvrent les associations mets/bières, par exemple les bières brunes avec du chocolat, les bières fumées avec les barbecues… On sort enfin de ce cliché de la boisson de soif des matchs de foot pour toucher les domaines de la gastronomie. La bière artisanale donne un autre point de vue sur la bière.

Enfin, l’attrait de ces nouveaux publics crée un autre phénomène intéressant :

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de plus en plus de testeurs de bière (chargés, au sein des brasseries, de s’assurer quotidiennement que les bières produites correspondent bien aux caractéristiques spécifiques) sont en fait des testeuses. Question de formation, d’entraînement et surtout… d’aptitudes naturelles, semble-t-il. Plusieurs études ont en effet démontré que les femmes ont un meilleur odorat, et donc une meilleure capacité à apprécier les différentes saveurs.

Fraîche, amère, peu sucrée et peu calorique, consommée avec modération, la bière est considérée comme une boisson bénéfique. Source de vitamines et d’oligo-éléments, riche en vitamines B, elle facilite l’absorption de minéraux comme le magnésium, très utile pendant les périodes de stress ou de régime alimentaire. Les femmes consommatrices régulières ont un moindre risque de fractures et peuvent observer un recul de l’âge de la ménopause. Aujourd’hui elles représentent environ 28% des consommateurs de bière.

Du brassage au demi en passant par la table les femmes elles aussi écrivent à nouveau l’histoire de la bière.